jeudi 25 juin 2015

Haïku-Mitch' : Sur la route



Sur la route de l'amitié
Je m'étais un instant égaré
Croyant que tout était permis
Lui demandait une parcelle de sa vie
Vive mais imprudente, elle m'a tout donné
Même sa mort, dans un virage, une nuit d'été 

samedi 23 mai 2015

mercredi 29 avril 2015

Haïku-Mitch' : Pourpres coquelicots


Pourpres coquelicots
Drôle, amuse ma muse
Rires, chute, sanglots
Éclairs lumière, ruse
Étreinte, baiser, chaleur
Caresse poitrine, fleurs

jeudi 23 avril 2015

lundi 20 avril 2015

Coups de Cœur ; " Muriel "

Un film que j'aime : MURIEL
Muriel, boulotte de vingt-trois ans, maladroite et ridicule, tête de Turc de ses copines, étouffée par sa famille, attend le prince charmant en écoutant ABBA et en feuilletant des catalogues de robes de mariée dans une ennuyeuse petite station balnéaire. Le prince charmant se faisant attendre, elle décide de partir à sa recherche à Sydney.




Un extrait

jeudi 16 avril 2015

lundi 6 avril 2015

Billet du jour " Maurice chante Mimi "

Pourquoi cette vidéo?:
Ma petite mère me chantait la partie qui correspondait à Mimi...
... mais en français

Mimi, mon beau p'tit bout d'chou de rien du tout
Mimi, est-ce que tu m'aimes ?
Mimi, mon tout petit roudoudou d'un sou
Je t'aime plus que moi-même
Mimi, quand un ennui m'tracasse
Je t'embrasse et ça passe
Mimi, si mes baisers valaient deux sous la paire
Tu serais Mimi millionnaire.


Film :
Clic" Aimez-moi ce soir "
Clic: Mimi en Français 
( Non, je n'avais pas ces belles gravures comme album)



mardi 24 mars 2015

Textes : " Trop tard "


Trop tard
Elle est soleil levant
Il est astre couchant
Elle est source naissante
Lui estuaire béant
Trop tard
Le poète ne peut aimer
La rose est trop parfumée
Lui tournesol courbé
Elle est graine semée
Lui sol abandonné
Le poète oublie le temps
L'amour est son présent
Trop tard
Face à face
Miroir à miroir
Symphonie chant
Requiem mourant
Elle est caresse
Lui sagesse
Trop tard
Le poète s'est égaré
Rêve n'est pas réalité
Visage désiré
Désir enterré
Trop tard
Trop tard


mercredi 11 mars 2015

Mobile Galerie : "La pause cigarette "

En sortant d'un immeuble


Celui qui n'arrive pas à arrêter la cigarette, qu'il essaie d'arrêter les allumettes; c'est moins dur et c'est aussi bien.
Le chat
Citations de Philippe Geluck
Read more at http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=cigarette#kx56l0Trt5jMr22Q.99
Celui qui n'arrive pas à arrêter la cigarette, qu'il essaie d'arrêter les allumettes; c'est moins dur et c'est aussi bien.
Le chat, Philippe Geluck


samedi 7 mars 2015

Haïku-Mitch' : " Présent, trop tard "


Séparé en deux
Côté ciel bleu
Côté pluvieux
Passé, joie regard
Avenir, désespoir
Présent, trop tard

dimanche 22 février 2015

Réflexions-Mitch'



Contrairement à l'expression  "Le rire est le propre de l'homme", je pense que c'est plutôt " Le mensonge qui est le propre ( hum !) de l'homme"

samedi 14 février 2015

Haïku-Mitch :" Folle arène "


Corps enseignant
Corps en saignant
Obscurité,crie l'enfant
Classe furie, folle arène
Pleurs de la petite reine
Mise en croix, nouvelle cène

lundi 9 février 2015


Depuis que ce p... de virus m'a obligé à tout réinitialiser... je n'en peux plus,car rien ne va !

fatigué gaston

mardi 27 janvier 2015

Poèmes " L’étoile jaune "

Le terrible rétroviseur de la mémoire me donne l'occasion de remettre ce texte
***
Amour, naissance, sourires béats
On lui avait dit, tu verras
Une étoile te protégera
Jeux poupées, gâteaux de miel
Dix ans, elle cherchait dans le ciel
L’astre magique  nimbant sa  blonde tête
Famille, plaisirs, rires, c’était fête
Elle est descendue, un matin
Belle, jaune, cousue à son jeune sein

On lui avait dit, tu verras
Une étoile te protégera
Plus de bleu, obscurci le ciel
Du vert sale, des chiens qui aboient
File indienne de planètes en toile
Cris, poussée, montée en camion
Elle ne savait pas, tendre naïve
Que, même brillante, certaines étoiles
Peuvent, par la haine brûler des cœurs

On lui avait dit, tu verras
Une étoile te protégera
Très loin, là-bas, rideau de fer
Terrifiée elle fixait l’enfer
Attente froide, nue dans la neige
Quolibets, bousculades,  rires gras
Coins cauchemars, tapis de squelettes
Douches menteuses, de funestes charrettes

Anéantie l’étoile joyeuse  
Des croix funèbres aux formes curieuses
Promesses tuées, écornée la foi
Jamais de repos, plus de joie
Acres fumées noires, puantes, épaisses
Humiliée, crâne rasé, sans tresses
On lui avait dit tu verras
Tête vide, elle ne se souvenait pas

Matin blême,  sont venus des hommes
Sourires juvéniles, chewing-gum
Terminé la peur, les horreurs
Une autre étoile, casques sauveurs
Odeurs des Rocheuses, du Texas
Parfum de Floride, du Kansas

Douleurs vives, le temps a passé
Elle est bien vieille, tassée, ridée
Dans un tiroir grenier, la haut
Ternie, l’étoile jaune est cachée

M.T

                                                                                                      

dimanche 11 janvier 2015

jeudi 8 janvier 2015

Billet du jour

Ce jour, je ne peux que m'interroger !


Illustrations animées sur le thème" J'ai peur de fermer les yeux" 
École supérieure des Arts décoratifs . 2012 



dimanche 14 décembre 2014

Lucarne : Le trésor


  J’avais quinze ans et vivait dans un charmant village perdu dans les belles montagnes pyrénéennes.


Je vivais seul avec ma tendre maman. Mon père, quand j’avais cinq ans, s’était tué dans un accident de travail. Il était tombé du haut de son échafaudage de maçon.
De cette courte vie de famille, je ne garde en souvenir de son visage que quelques détails comme sa grosse moustache et ses yeux bleus électrique qui me faisaient un peu peur quand il me grondait.
Ce manque d’affection paternelle, fut dans mon malheur, compensé par la grande générosité du maire de notre village.
Cet homme, monsieur De Lansac, médecin, s’occupait du bien-être des enfants, soit démunis, soit orphelins ou, comme moi,  sans père.
Je faisais partie de ces privilégiés, qui, souvent, allaient s’amuser dans sa vaste demeure, en compagnie de son fils Gaston, qui avait mon âge.
Entre deux poursuites, nous avions droit à de copieux goûters, ce qui nous changeait de nos modestes tartines à la margarine saupoudrées de cacao.
J’avais, et j’ai toujours, comme passe-temps la peinture. Déjà à la maternelle, avec plaisir, j’aimais reproduire le visage de mes camarades : deux ronds pour les yeux, un ovale pour le nez et un trait pour la bouche. Puis, rapidement, je me suis lancé dans la copie de grands maîtres. Ce n’était pas tout à fait dans les proportions, mais cela avait de l’allure. 
Monsieur De Lansac passait souvent, le soir, après ses réunions pour me faire réciter mes leçons, m’aider dans ces foutus problèmes de robinets et donner quelques conseils à ma mère pour la gestion du quotidien.
Obstiné, j’avais acquis de bonnes notions dans cet art qu’est la peinture, aussi, un jour, pour remercier mon bienfaiteur, j’entrepris de peindre un tableau issu de mon imagination. Cela représentait une espèce d’allégorie familiale avec deux parents penchés sur le berceau d’un bébé, des anges rondelets souriaient allongés sur des nuages roses. Il y avait une source et de grands arbres comme ceux de la propriété de monsieur De Lansac.
J’avais utilisé toute mes économies pour acheter les meilleures couleurs, une toile de qualité, mais surtout l’achat d’un cadre en bois précieux pour donner plus d’importance à mon cadeau.
Fièrement, un après-midi, entre deux tasses d’onctueux chocolats, je le lui remis.
Quelle ne fut ma joie de le voir sourire, prendre le tableau entre ses mains fines et blanches, de caresser le cadre. Il me prit dans ses bras pour m’embrasser. Rose de confusion, des larmes coulèrent sur mes joues. Le plus beau jour de ma vie.
Le soir,  je racontais à ma mère la scène. Je retrouvais les mêmes émotions, comme deux pleureuses de cimetière  nous sanglotions en cadence devant l’âtre où se réchauffait la soupe de la veille. 
Un mois passa. Avec une quinzaine de camarades, filles et garçons, nous fûmes invités à fêter l’anniversaire de Gaston. Nous nous réjouissions à l’avance, car ventres gourmands obliges, nous savions que les friandises, gâteaux et nectars fruités seraient en totale abondance.
Dans une branche de chêne, j’avais sculpté un bâton comme cadeau pour mon camarade. Cela représentait un serpent qui se lovait autour de la branche. Simple mais joli.
Une fois les bedons rebondis, nous voilà partis dans le parc pour inventer quelques mystérieux jeux.
Après une vive discussion, une chasse au trésor fut organisée. Cela consistait à ce qu’une boîte de conserve, qui symbolisait le trésor, soit cachée par le fils du propriétaire des lieux.
Deux équipes, la première qui trouverait le trésor, la boîte de petits pois, aurait droit à une part supplémentaire du volumineux gâteau d’anniversaire.
Comme une envolée de moineaux nous nous sommes éparpillés. Chacun avait sa petite idée, les arbres, les buissons, les creux des murettes, sous les pierres du bassin à tanches.
Je tournais autour de la grande villa en me disant que, sûrement, je trouverais ce trésor avant les autres. Comme il y avait beaucoup d’anfractuosités, avec minutie, je jouais à l’inspecteur Sherlock Holmes.
Au bout de quelques minutes, derrière un mur de lierres, je me suis  trouvé devant un étroit soupirail. Une vitre entr’ouverte. Un coup d’œil à l’intérieur. Un espace suffisant pour que le corps d’un enfant puisse se glisser me fit prendre la décision de me glisser dans ce sombre et mystérieux endroit.
Mon regard commençant à s’habituer au noir, je distinguais un tas de charbon, des bouteilles vides, des chiffons, de vieux vêtements, des cartons, des jouets cassés.
Le cœur battant, j’étais certain que Gaston, finaud, avait du cacher le trésor dans ce bric-à-brac.
Malgré le manque d’air, l’odeur de moisi, transpirant, je farfouillais en remuant au hasard chaque recoin.
Soudain, un choc, sous un tas de chiffons, côtoyant le tas de charbon, sans le cadre, j’aperçus ma toile. Comme la peinture était encore fraîche, certains détails de mon allégorie étaient effacés.
Anéanti, je pleurais. Tous mes élans d’affection s’évaporaient. Je découvrais la trahison des sentiments.
Rapidement, en m’aidant du tas de cartons, avec difficulté, ma toile sous le bras, je me hissais pour retrouver l’air empoisonné du parc et fuir ce lieu de douleur.
Je ne dis mot à ma mère. Je cachais la toile dans un sac plastique
Le lendemain, mes camarades intrigués de ma soudaine disparition me posèrent mille questions.
Ils n'obtinrent aucune réponse.
Je m’arrangeais pour décliner toutes les invitations futures. Quand monsieur De Lansac venait à la maison, je me cachais.
Je ne sais si cet homme se doutait de la situation, mais après plusieurs tentatives, il ne vint plus.
En douce, j’arrangeais minutieusement les scènes de la toile détériorée. Une fois bien sèche, je la remis dans le sac plastique.
 Aujourd’hui, j’ai cinquante ans, une jolie compagne, deux enfants. Le tableau est accroché en bonne place dans mon bureau.
Malgré les sourires en coin et les nombreux sous-entendus de ma famille, je garde le silence sur cet épisode cruel qui a marqué ma vie.
Ludovic