samedi 12 avril 2014

Douteuses Blagues: " Délice de la stratégique position "


Assis pépère, j’occupe à moi tout seul une table avec autour, trois autres chaises vides, enfin ,presque , puisque y sont posés , sac , veste et un journal.
En ma direction, des regards assassins.
Un curieux manège.
Des couples, des groupes, des d’jeunes en bande.
Deux seniors bobos font, mine de rien, des allers-retours.
Et moi, moi, caché sous mes lunettes de soleil, je les ignore.
Je suppute qu’ils convoitent le bel emplacement, les chaises libres.
Quel délice de décider à qui je vais céder cette merveilleuse table ensoleillée.
Parfois, pour pimenter la douleur des épieurs, je fais semblant de me lever.
Je sens un léger mouvement de leur part.
 Il y a jouissance dans les regards.
-« Ça y est il va partir. »
Sadiquement, je secoue mon fessier puis, lentement, repose mon train arrière sur la chaise.
Déception des envieurs qui, tels des vautours autour d’une proie, cherchent un autre angle d’attaque.
Le temps passe, j’aperçois une tremblotante frêle grand-mère qui vient juste d’arriver.
Je l’attrape par le bras et, j’avoue, j’avoue, un chouia autoritaire, je l’assois à ma place.
Ravissement de la mémé qui, expression connue, « ouvre des yeux  comme un  chien qui fait pipi dans la braise.»
Je m’éclipse vite fait.
Si les regards étaient des kalachnikovs, illico, je serais mort.
Salut.





lundi 7 avril 2014

Billet du jour: Souvenirs



C'est un clip  de Mickey Rooney et Judy Garland chantant good mornin du film 1939 "bébés dans les bras" cette vidéo montre des clips de mickey et d'autres films de Judy tels que "la grève jusqu'à la bande" "andy répond hardy débutante" et "le Magicien d'Oz"
Clip  créé partomy9878   

jeudi 3 avril 2014

Aquarelles : " Suite "

Voilà
 Je me suis relancé dans de nouvelles "oeuvres" ! 
Pas terrible, mais... je connais votre d'indulgence.



vendredi 14 mars 2014

Réflexions-Mitch'

Je vais tenter de partager quelques de mes réflexions plus ou moins justes ou  farfelues .
*** 
"Parfois, rien n'est plus obscur que de démontrer quelque chose de clair"
MT

samedi 8 mars 2014

Poèmes: Femmes


Où est la femme créée femme
Où est la créature de rêve
Vibrante comme les flammes
Douce comme le miel
Où êtes-vous madame

Elle marche depuis des siècles doucement
Sur le chemin de la douleur et des larmes
Elle marche aux longs des hommes, aux longs des charmes
En silence vers un âge rêvé, tendrement
Son corps blanc ou noir tellement caressé
Finira-t-il d’être seulement un objet
Convoité, exploité,  blessé, battu, défait
Son corps jaune ou ocre sera-t-il un jour sacré

Où est la femme créée femme
Où est la créature de chair
Vibrante comme les flammes
Douce comme le miel
Où êtes-vous madame

La femme, demain, sera toujours celle d’hier
Mais avec en plus de son pouvoir, la conscience
Sur le monde, sur l’enfant, sur la mâle semence
La femme, demain, sur la planète sera reine et mère
Ronde, satinée, embaumée, comme une fleur
Femme, tu es et resteras éternellement désirée
Car le moteur des âmes, le moteur de l’humanité
Est caché dans l’amour, dans le soupir bonheur

Où est la femme créée femme
Où est la créature exquise
Vibrante comme les flammes
Douce comme le miel
Où êtes-vous madame

L’homme à genoux, dressé, couché sur elles
A négligé qu’il est son sublime enfant
Rejetant leurs suppliques dans la marche du temps
Mettant lâchement  au rebut leurs déchirants appels
Femmes, le sort de l’homme est entre vos longues cuisses
Entre vos bouches, entre vos tendres mains
Le sort de la terre sortira de vos désirs, de vos lendemains
Femmes, notre devenir, fasse qu’il s’épanouisse

Où est la femme créée femme
Où est la créature superbe
Vibrante comme les flammes
Douce comme le miel
Où êtes-vous madame

Grâce et force sont vos alliées
Maîtresses de la pure matière, vous avez oublié
L’homme entre vos bras roses, enveloppé
Devra par vous,  en vous, être élevé
Femmes, ce  mystère, cet unique  piédestal
Marchez encore, dansez dans le soleil levant
Femmes, parfumez la création, unissez vos chants
Faites aux hommes tourner la tête vers les étoiles

Où est la femme créée femme
Où est la créature de rêve
Vibrante comme les flammes
Douce comme le miel
Où êtes-vous madame
MT   

PS: Je me demande si le jour où j'ai écris ce texte, je n'étais pas sous l'emprise de l'alcool?   
   


dimanche 2 mars 2014

Billet du jour : "Hommage à Alain Resnais"

Un merveilleux réalisateur nous quitte.
Que de bons, joyeux, graves et intelligents films !
Que reste-il ?
Avez-vous vu les films nominés cette année ? Que du cul, je suis impoli, oui.
 Je ne suis papy la pudeur, mais ras le bol de ces pauvres « films » insipides.


"On connait la chanson"


Si vous n'avez jamais vu ce film... vite... un bonheur.

mercredi 19 février 2014

Haïku-Mitch : " Lumière partie "


Sourire évanoui
Lumière partie
Miettes mon corps
Invisible décor
Rire écho
Pleurs ruisseaux

mardi 11 février 2014

Coup de Cœur : Shirley Temple

Memories 
Née le 23 avril 1928 à Santa Monica 
 Elle meure  le 10 février 2014 à Woodside .
Elle tient une place à part dans l'histoire du cinéma.
 Elle est en effet la première enfant-star à avoir connu une renommée internationale, due en grande partie à sa longue filmographie.
Elle fut une véritable icône dans l'Amérique des années 1930 et 1940.
Après sa carrière d'actrice, elle devient diplomate .
 En 1944

lundi 3 février 2014

Billet du jour : " Élucubration poético-maritime "



Tu es la puissante mer, je suis le rude rocher
Je n’arrive pas à beurrer ma tartine de pain
Les vagues de ton amour, mes côtes ont usé
Ouf, il me reste de la confiture de fraises
Tu es l’immense mer, je suis la calme plage
Demain  je me cuisinerai une belle sole meunière
L’écume blanche de ton ardeur m’a enjôlé
Les sales mômes de ma concierge font trop de bruit
Tu es la houleuse mer, je suis la haute falaise
Encore l’increvable Michel Drucker ce soir à la télé
L’âcre sel de ta passion m’a doucement écorché
Pas mal, pas mal la miss France de cette année
Tes profondeurs charnelles m’ont ensorcelé
Mais je préférais celle de l’année dernière
Tes rugissantes vagues m’ont en ton milieu, noyé
J’ai sommeil, la choucroute garnie ne passe pas
Tes coupantes lames en larmes m'ont transformé
Il faut que je fasse une grosse lessive demain matin
Ultime drame, dans tes abysses, je me suis broyé
Je ne sais pas encore où je passerai mes vacances ?

M.T

lundi 20 janvier 2014

Lucarne : " Notre Père... "


Notre Pè… note Pèr… not’… qui…
Pas possible, je n’y arrive pas.
Je vais essayer autre chose.
Je vous salue Ma… Mar… pleine… je…
Rien à faire, ces mots restent bloqués dans ma gorge.
 Pourtant, petit, le soir, avant de m’endormir, je pouvais formuler ces prières.
J’ai froid, la nuit est tombée.
Pas agréable la nuit, elle fait peur.
Pourtant, quand j’étais petit, j’aimais regarder les étoiles qui brillaient.
Je recherchais les étoiles filantes qui portent bonheur.
Je rêvais, je rêvais… où est-il le bonheur ?
Maintenant, impossible de rêver !
Enfin, si, je rêve, mais de cafés, de soupes et de casse-croûtes.
Ce soir, que m’amènerons les dévouées personnes qui maraudent la nuit.
Mon amou… mour… mon am…
Malgré le visage qui se présente à mes yeux, je ne peux prononcer son prénom.
Mon am…
Pourtant, il y a quelques mois, tout en la tenant entre mes bras, j’arrivais à murmurer son prénom…Cé… Céli…
 Elle est partie.
Comme le chante, comment il s’appelle, bon comme disent les paroles de cette chanson :
–« Est-elle partie à cause de moi ou pour un autre que moi… ? »
Pas de réponse.
L’interminable descente en enfer.
Ah ! Voilà la voiture qui approche.
Je radote.
Pas de veine… ce n’est pas le visage d’ange, comme la chanson de Souchon, qui se penche au-dessus de moi, mais celui d’un gros barbu.
C’est mon voisin à la trogne couperosée qui hérite de la blonde !
-Mer… mer… ci… punaise, ce mot également ne sort pas.
J’ai les lèvres gercées, ma parole.
Le barbu sourit, il a l’habitude.
Nous ne sommes pas dans un salon de thés.
Je ne fais pas le difficile, j’accepte la soupe puis le café.
Nous voici à nouveau seuls avec mon pote de misère.
Le vent souffle, je m’enroule dans le duvet offert par la Croix-Rouge.
Pour m’endormir, j’essaie de me faire un film.
Rien à faire.
Les images sont floues, brouillard.
Je tourne et me retourne afin de trouver une position la moins douloureuse possible.
Il neige.
Brrrr.
Mes deux petiots aimaient faire des bonhommes  blancs.
Elle me les a enlevés.
Je hais les bonhommes de neige.
Je ne sens plus mes mains.
En face, ça ronfle.
Je crois que, comme lui, je vais tester le gros rouge comme somnifère.
Ma… ma…man… j’ai les yeux qui se mouillent.
Je gèle.
Viendra-t-elle cette nuit ?
Elle est venue, oui, pour mon pote.
Plus loin, je fixe la forme allongée, il est raide.
Notre Pè…
-« Monsieur, monsieur … »
 Qui me parle ? 
-« Monsieur, monsieur… »
-« Tu crois que ? »
-« Oui, c’est fini pour lui aussi 

vendredi 10 janvier 2014

Lucarne : " Les Timides "


S’il y a bien une terrible gêne dans le comportement humain c’est la timidité.
C’était en juin, Valentin, employé aux écritures dans un grand ministère, allait chaque jour manger son casse-croûte au Jardin des Plantes.
Depuis quelques jours il avait remarqué, assise gentiment sur un autre banc, une mignonne demoiselle qui, elle aussi, profitait des beaux jours pour apaiser le creux de la mi-journée. Delphine, c’était son prénom, travaillait comme secrétaire chez un notaire.
Ils s’étaient repérés.
Chacun dans leur âme intérieure trouvait l’autre bien sympathique.
 -« Comment l’aborder ? » se demandait Valentin.
 -« Que faire pour qu’il m’aborde ? » rêvait Delphine.
 Casse-croûte et stratégie enflammaient les milieux de journée. Mais la glu collait aux fesses de Valentin. Impossible, malgré les multiples solutions d’approche, de se lever. Le plomb alourdissait le menton de Delphine qui n’osait lever la tête dans la direction du jeune homme.   Glu et plomb, pas léger tout ça. Le mois de juin passa, juillet aussi.
La glu et le plomb figeaient toujours les gentils enfants. En août ce furent les vacances. Personne sur les bancs. Le premier septembre arriva.
Valentin le cœur battant, chercha la belle. Delphine, intestins noués, à petits pas, chercha le jeune homme. Arrivant chacun par une allée différente au détour d’une énorme statue, la rencontre fut inévitable, les casse-croûte tombèrent, ils se cognèrent la tête pour les ramasser, ils rougirent, Valentin bredouilla, Delphine aussi. Et chacun repartit dans une autre direction avec en main le casse-croûte de l’autre.
Après avoir contourné un énorme bosquet, Valentin commença à croquer dans son sandwich. Quelle  ne fut sa surprise de découvrir un informe morceau de pain presque rassis.
En l’ouvrant il découvrit une curieuse de tranche de jambon, sûrement aux polyphosphates, dénoncé par les puristes de la bonne bouffe. Une mince pellicule de  beurre qu’il jugea par son aspect, être plutôt une sorte de  margarine comblait les trous de la mie du pain.
-« La pauvre, pensa-t-il »
Au contraire, Delphine, encore troublée par l’incident, ne s’aperçût pas de suite du changement. Ce fut l’étonnement, quand, en mâchant, déjà sans difficulté, un petit cornichon craqua sous ses mignonnes dents blanches. Puis un  délicieux morceau de poulet suivi d’une tendre feuille de salade.
Là, elle comprit qu’elle détenait  un gustatif trésor, en l’occurrence, le casse-croûte du bel inconnu.
En effet, l’inconnu, Valentin, avait ce privilège d’avoir une maman poule qui chaque matin, avec amour, et chaque jour  différemment, lui préparait ce modeste repas de midi.
A un jour près Delphine serait tombée sur un assortiment de rosettes de Lyon entre de fines  lamelles de Comté sur un lit de beurre bio. Sans oublier un mini-thermos de café Arabica de chez Fauchon.
Pour  Delphine, loin de sa Bretagne natale et de sa modeste famille, pour sa restauration, elle s’approvisionnait au distributeur de la supérette  la plus proche de son travail.
Vivant chez une vieille tante grabataire, elle passait plus de temps, hors travail, à s’occuper d’elle.
Elle hésita un instant avant de continuer, mais un curieux désir  l’envahit, celui de mordre à nouveau là où la bouche de l’inconnu avait posé ses lèvres. Fermant les yeux, avec délice, elle s’imagina par cet intermédiaire festif, entrer en un buccal contact avec l’inconnu.
Étonnant, Valentin, après le réflexe de jeter l’infâme croûton, eut également un même puissant désir. De bouchées en bouchées, malgré la fadeur du produit, il rêva en une possession linguale. Un instant de rêve ! Mais le lendemain, comment  faire pour vaincre à nouveau cette lourde infirmité ?
Une idée vint durant son sommeil agité.
Installé devant un copieux petit déjeuner, il demanda  à sa  maman de lui préparer deux sandwichs. Surprise de la mère :
-« Pour un ami dans le besoin mentit-il en rougissant. »
Delphine, elle, après coup, fut contrariée et honteuse de penser que ce jeune homme découvrirait, preuve en main,  le reflet de sa modeste condition. Aussi, après avoir puisé dans ses modestes économies, elle se prépara un énorme pique-nique dans un panier ancien trouvé dans le grenier. Pain de mie, saucisson, fromage, fruits, une bouteille de jus d’orange, une jolie nappe d’un blanc immaculé et une serviette brodée.
-« Comme ça, pensa-t-elle naïvement, je serai à sa hauteur. »
Midi trente.
Valentin déambula tel un Sioux, à la recherche de la jeune fille.
Surprise, il la trouva assise sur une chaise, serviette sur les genoux, à son côté sur un banc de pierre : la nappe. Dessus, victuailles bien en vue.  Un fin rayon de soleil mettant de l’éclat dans les longs cheveux blonds. Un tableau à la Renoir.
Valentin, les deux casse-croûte en main se trouvait assez ridicule. Figé telle la statue vénusienne à la croupe fessue qui la cachait du regard de Delphine, il ne savait quelle attitude prendre. A nouveau la glu empêchait toute audace.
C’est alors que, durant la récré, des  gamins de l’école voisine qui, par jeu, se poursuivaient, surpris par l’obstacle que faisait l’épieur, lui rentrèrent dedans.
Violemment, Valentin valdingua, un vol plané le projeta entre les genoux de Delphine, le nez juste à la hauteur d’une délicate cuisse... de poulet froid.  Tout s’éparpilla : panier, nappe, victuailles ainsi que les deux sandwichs de la mère poule.
Delphine tomba à la renverse, montrant ses roses dessous (un peu d’érotisme quand même).
Et c’est ainsi que la glu et le plomb, au beau milieu d’un parterre de fleurs, firent un alchimique amalgame  sous les rires des sales gosses.
Valentin releva une Delphine aux oreilles écarlates. Sourires coincés, mais sourires quand même.
Bredouillantes présentations.
Chaque midi à présent,  grâce aux deux mamans poules, nous pouvons assister au copieux repas de deux pigeons roucoulants.
Je vous laisse deviner ce que fut l’approche et la concrétisation  du premier baiser !  
*** 
PS : Merci à Marité, ma gentille correctrice

dimanche 5 janvier 2014

Mobile Galerie: " Galerie commerciale en fête "

 Ciel de galerie
L’échappé du traîneau
Ah! Les boules... d'or
***
Pour comprendre le commentaire de Josette car changement de haeder  

mardi 24 décembre 2013

Billet du jour: " Joyeux Noel "


Joyeux Noel à tous et à toutes.
Nul besoin d'être croyant pour apprécier le beau!


La nativité de Charles Le Brun


dimanche 22 décembre 2013

Haïku-Mitch, : " Désir Lumière "


Amour forteresse
Désir lumière
Douleur meurtrière
Ombre épaisse
Gémissement de feu
Vide douloureux
Noël enneigé
Visage caressé 

mercredi 11 décembre 2013

Douteuses Blagues : "Le clochard indélicat"

Après :
"Les amoureux",  "Le Journal" ,    "Dans le Bus" ,  "Au Ciné", " La coiffeuse",  "Trésor Public" , "Les pièces" ,"Explications Téléphoniques" ,  "Au Restaurant" ,"La Réunion" ,"Le Parfum" , « La sucette »… voici :

Le clochard indélicat

Je ne cherche pas à tout prix à  faire des blagues douteuses, mais  cela faisait un moment que je n’avais pas eu  une flagrante opportunité.
Dernièrement, après un passage dans le Poitou, j’ai ressenti comme des ondes maléfiques. Sachant que dans le coin une sorcière sévissait, avec fébrilité, je me suis attendu à ce que mon cerveau me joue des tours.
 Quelques jours plus tard, un matin, je pars faire des courses dans un grand centre commercial.


Je passe devant un magasin de sport.
C’est l’été, belle saison propice au camping, devant le magasin, sur une partie de leur parking, en présentation, des tentes de différentes grandeurs sont installées.
 Je sens comme un gratouillis, le diablotin poitevin du fond de mon cerveau se  réveille, me susurre une idée.
Bingo !
Je me gare en vitesse, entre dans le magasin, m’adresse à la blonde souriante mignonne de l’accueil.
-  Bonjour monsieur, que puis-je pour vous?
 - Bonjour mademoiselle, vous savez qu’il y a un type qui dort dans une des tentes ?
Air sidéré, elle se redresse.
-  Non ?
-  Si, si… je ne tiens pas à vous affoler, mais… il est complètement à poil et ronfle comme une turbine d'usine .
-  Quoi ?
Les yeux de la belle s'agrandissent comme un chat qui fait pipi dans la braise. 
- Vous savez, j'ai comme l'impression qu'il a goûté à la divine bouteille .
Poitrine palpitante, la jeune femme se lève, appelle deux vendeurs qui glandent dans un coin.
À grands gestes elle leur explique la situation. Ils se précipitent vers le lieu du crime.
J'en profite pour m’éclipser en lousdé (oui, c'est de l’argot de bouchers) et  me planquer dans ma voiture.
Ils pénètrent dans toutes les tentes, farfouillent en soulevant chaque recoin… rien, bien sûr !
Au bout de quelques minutes, les braves gus, excédés, renoncent, comprenant que c'est une blague.
Ils se précipitent dans le magasin. Ils me cherchent, c’est sûr.
La jeunette, elle aussi, apparaît dans l’encadrement de la porte d’entrée. Comme une chouette apeurée, je vois sa petite tête qui pivote de droite à gauche et de gauche à droite.
Furieuse, elle me cherche aussi.
Rictus en coin, un œil sur le rétroviseur, je suis déjà loin.
Bon, quoi, il n’y a pas mort d'homme !
C’est beau le Poitou.

***  


Pour les curieuses et les curieux, un coup d'oeil "Ici"
*** 







mardi 3 décembre 2013

Mobile Galerie : " Les sirènes de cire "

En passant dans la galerie du centre commerciale de Saint Orens
J'ai été touché par le beau silence de ces" Cire-reines"

Clic sur les images pour agrandir

samedi 30 novembre 2013

Billet du jour : " Les nouveaux skieurs "

Venant de la ville, je les vois
Tout près de chez moi.
Heureux sportifs illuminés.
Par le grand froid
Deux esprits chauffés
Skient à grands pas.
Ces  Belges, j'ai suivi
Sur le bitume, haletants, ravis.
Mais, dis-je, « il n’y a pas un flocon.»
Ils me sourient, me prenant pour un… idiot !


lundi 25 novembre 2013

mardi 19 novembre 2013

Mobile Galerie :" Le gourmand petit compagnon "

Clic sur l'image
 Un matin  place Saint Georges , j'étais tranquillou en train de déguster un super flan avec un p'tit café .
Entre gourmands, nous nous comprenons !

mercredi 13 novembre 2013

Puzzle Autobiographique: " Le sabot d’Armand "

Le sabot d’Armand

C’était durant la guerre 39-45, au temps lointain de ma prime jeunesse, j'avais sept ou huit ans.
Le pays manquait cruellement de denrées alimentaires. Pour améliorer le quotidien la plupart des gens, même si le carré de terre était minuscule, se métamorphosaient en d’inventifs jardiniers.
Je ne vous restitue pas la situation de ma famille ni le lieu, reportez-vous aux derniers textes de mes  puzzles-autobiographiques.
Je vous rappelle simplement qu’Armand était mon beau-père, que je le considérais comme mon père (voir), du reste, je l’ai toujours appelé papa.
Je reviens à mon idée première : le jardin.
Nous avions deux arbres fruitiers, un bigarreautier et un pêcher, quelques groseilliers dont un dit  à maquereaux, d’énormes pieds de rhubarbe sur lesquels je m’évertuais à faire pipi dessus, mais qui, tenaces, repoussaient de plus belle. Étonnant !
Confidence : je n’aimais pas leurs confitures au goût acide. Maintenant, ok, ça va.
Pour améliorer le quotidien, Armand avait planté des pommes de terre  dont il fallait constamment  s’occuper car toujours envahies de vilains doryphores. C’était une désagréable corvée  qu’il fallait effectuer à la main.
Il y avait également quelques plants de tomates, des haricots verts, de maigrichonnes salades, d’horribles topinambours, du persil.
J’aimais bien venir aider Armand : désherber, râteler, tirer les cordeaux pour que les alignements soient impeccables, trier les différentes graines, arroser, véhiculer la grosse brouette en bois.
Un après-midi, il avait nivelé le sol, puis posé des planches entre les cordeaux pour ne pas défoncer la terre fraîche. Avec minutie, il creusait des petits trous à intervalles réguliers pour y déposer des semences de salades.
-« Attention Michel, surtout ne monte que sur les planches. »
-« Ouiii, p’pa. »
C’est alors  que le petit démon qui se loge dans tous les crânes des enfants se mit à se trémousser. Aussitôt, je sautais à pieds joints en plein milieu de la terre râtelée.
Armand se redressait, sa moustache tapis brosse hérissée, je compris, de suite, que je venais d’accomplir un terrible acte de destruction massive.
Je prenais mes jambes à mon cou. Oh ! Surprise, Armand qui n’avait jamais porté la main sur moi, et qui jamais ne le fit  à l’avenir, Armand, avec rapidité, attrapa un de ses sabots et, tel un joueur de base-ball américain, pivota, leva le bras, visa mon postérieur.
La cible atteinte, piteusement, j’allais me cacher dans un recoin de la maison jusqu’au moment du souper.
Ce n’est pas le choc qui me fit le plus mal, mais la surprise mêlée à de la honte d’avoir été corrigé de cette manière.
À table, entre chaque cliquetis des couverts, tête baissée, inquiet, j’attendais que mon acte fût commenté.
Armand, malin, ne dévoila rien de l’incident.
Le sabot, non d’Hélène, mais d’Armand me resta un long moment en travers de la gorge.
Hé oui, je m’en souviens encore.
**** 
"La pire colère d'un père contre son fils est plus tendre que le tendre amour d'un fils pour son père".  H.de Montherlant



samedi 2 novembre 2013