lundi 20 avril 2015

Coups de Cœur ; " Muriel "

Un film que j'aime : MURIEL
Muriel, boulotte de vingt-trois ans, maladroite et ridicule, tête de Turc de ses copines, étouffée par sa famille, attend le prince charmant en écoutant ABBA et en feuilletant des catalogues de robes de mariée dans une ennuyeuse petite station balnéaire. Le prince charmant se faisant attendre, elle décide de partir à sa recherche à Sydney.




Un extrait

jeudi 16 avril 2015

lundi 6 avril 2015

Billet du jour " Maurice chante Mimi "

Pourquoi cette vidéo?:
Ma petite mère me chantait la partie qui correspondait à Mimi...
... mais en français

Mimi, mon beau p'tit bout d'chou de rien du tout
Mimi, est-ce que tu m'aimes ?
Mimi, mon tout petit roudoudou d'un sou
Je t'aime plus que moi-même
Mimi, quand un ennui m'tracasse
Je t'embrasse et ça passe
Mimi, si mes baisers valaient deux sous la paire
Tu serais Mimi millionnaire.


Film :
Clic" Aimez-moi ce soir "
Clic: Mimi en Français 
( Non, je n'avais pas ces belles gravures comme album)



mardi 24 mars 2015

Textes : " Trop tard "


Trop tard
Elle est soleil levant
Il est astre couchant
Elle est source naissante
Lui estuaire béant
Trop tard
Le poète ne peut aimer
La rose est trop parfumée
Lui tournesol courbé
Elle est graine semée
Lui sol abandonné
Le poète oublie le temps
L'amour est son présent
Trop tard
Face à face
Miroir à miroir
Symphonie chant
Requiem mourant
Elle est caresse
Lui sagesse
Trop tard
Le poète s'est égaré
Rêve n'est pas réalité
Visage désiré
Désir enterré
Trop tard
Trop tard


mercredi 11 mars 2015

Mobile Galerie : "La pause cigarette "

En sortant d'un immeuble


Celui qui n'arrive pas à arrêter la cigarette, qu'il essaie d'arrêter les allumettes; c'est moins dur et c'est aussi bien.
Le chat
Citations de Philippe Geluck
Read more at http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=cigarette#kx56l0Trt5jMr22Q.99
Celui qui n'arrive pas à arrêter la cigarette, qu'il essaie d'arrêter les allumettes; c'est moins dur et c'est aussi bien.
Le chat, Philippe Geluck


samedi 7 mars 2015

Haïku-Mitch' : " Présent, trop tard "


Séparé en deux
Côté ciel bleu
Côté pluvieux
Passé, joie regard
Avenir, désespoir
Présent, trop tard

dimanche 22 février 2015

Réflexions-Mitch'



Contrairement à l'expression  "Le rire est le propre de l'homme", je pense que c'est plutôt " Le mensonge qui est le propre ( hum !) de l'homme"

samedi 14 février 2015

Haïku-Mitch :" Folle arène "


Corps enseignant
Corps en saignant
Obscurité,crie l'enfant
Classe furie, folle arène
Pleurs de la petite reine
Mise en croix, nouvelle cène

lundi 9 février 2015


Depuis que ce p... de virus m'a obligé à tout réinitialiser... je n'en peux plus,car rien ne va !

fatigué gaston

mardi 27 janvier 2015

Poèmes " L’étoile jaune "

Le terrible rétroviseur de la mémoire me donne l'occasion de remettre ce texte
***
Amour, naissance, sourires béats
On lui avait dit, tu verras
Une étoile te protégera
Jeux poupées, gâteaux de miel
Dix ans, elle cherchait dans le ciel
L’astre magique  nimbant sa  blonde tête
Famille, plaisirs, rires, c’était fête
Elle est descendue, un matin
Belle, jaune, cousue à son jeune sein

On lui avait dit, tu verras
Une étoile te protégera
Plus de bleu, obscurci le ciel
Du vert sale, des chiens qui aboient
File indienne de planètes en toile
Cris, poussée, montée en camion
Elle ne savait pas, tendre naïve
Que, même brillante, certaines étoiles
Peuvent, par la haine brûler des cœurs

On lui avait dit, tu verras
Une étoile te protégera
Très loin, là-bas, rideau de fer
Terrifiée elle fixait l’enfer
Attente froide, nue dans la neige
Quolibets, bousculades,  rires gras
Coins cauchemars, tapis de squelettes
Douches menteuses, de funestes charrettes

Anéantie l’étoile joyeuse  
Des croix funèbres aux formes curieuses
Promesses tuées, écornée la foi
Jamais de repos, plus de joie
Acres fumées noires, puantes, épaisses
Humiliée, crâne rasé, sans tresses
On lui avait dit tu verras
Tête vide, elle ne se souvenait pas

Matin blême,  sont venus des hommes
Sourires juvéniles, chewing-gum
Terminé la peur, les horreurs
Une autre étoile, casques sauveurs
Odeurs des Rocheuses, du Texas
Parfum de Floride, du Kansas

Douleurs vives, le temps a passé
Elle est bien vieille, tassée, ridée
Dans un tiroir grenier, la haut
Ternie, l’étoile jaune est cachée

M.T

                                                                                                      

dimanche 11 janvier 2015

jeudi 8 janvier 2015

Billet du jour

Ce jour, je ne peux que m'interroger !


Illustrations animées sur le thème" J'ai peur de fermer les yeux" 
École supérieure des Arts décoratifs . 2012 



dimanche 14 décembre 2014

Lucarne : Le trésor


  J’avais quinze ans et vivait dans un charmant village perdu dans les belles montagnes pyrénéennes.


Je vivais seul avec ma tendre maman. Mon père, quand j’avais cinq ans, s’était tué dans un accident de travail. Il était tombé du haut de son échafaudage de maçon.
De cette courte vie de famille, je ne garde en souvenir de son visage que quelques détails comme sa grosse moustache et ses yeux bleus électrique qui me faisaient un peu peur quand il me grondait.
Ce manque d’affection paternelle, fut dans mon malheur, compensé par la grande générosité du maire de notre village.
Cet homme, monsieur De Lansac, médecin, s’occupait du bien-être des enfants, soit démunis, soit orphelins ou, comme moi,  sans père.
Je faisais partie de ces privilégiés, qui, souvent, allaient s’amuser dans sa vaste demeure, en compagnie de son fils Gaston, qui avait mon âge.
Entre deux poursuites, nous avions droit à de copieux goûters, ce qui nous changeait de nos modestes tartines à la margarine saupoudrées de cacao.
J’avais, et j’ai toujours, comme passe-temps la peinture. Déjà à la maternelle, avec plaisir, j’aimais reproduire le visage de mes camarades : deux ronds pour les yeux, un ovale pour le nez et un trait pour la bouche. Puis, rapidement, je me suis lancé dans la copie de grands maîtres. Ce n’était pas tout à fait dans les proportions, mais cela avait de l’allure. 
Monsieur De Lansac passait souvent, le soir, après ses réunions pour me faire réciter mes leçons, m’aider dans ces foutus problèmes de robinets et donner quelques conseils à ma mère pour la gestion du quotidien.
Obstiné, j’avais acquis de bonnes notions dans cet art qu’est la peinture, aussi, un jour, pour remercier mon bienfaiteur, j’entrepris de peindre un tableau issu de mon imagination. Cela représentait une espèce d’allégorie familiale avec deux parents penchés sur le berceau d’un bébé, des anges rondelets souriaient allongés sur des nuages roses. Il y avait une source et de grands arbres comme ceux de la propriété de monsieur De Lansac.
J’avais utilisé toute mes économies pour acheter les meilleures couleurs, une toile de qualité, mais surtout l’achat d’un cadre en bois précieux pour donner plus d’importance à mon cadeau.
Fièrement, un après-midi, entre deux tasses d’onctueux chocolats, je le lui remis.
Quelle ne fut ma joie de le voir sourire, prendre le tableau entre ses mains fines et blanches, de caresser le cadre. Il me prit dans ses bras pour m’embrasser. Rose de confusion, des larmes coulèrent sur mes joues. Le plus beau jour de ma vie.
Le soir,  je racontais à ma mère la scène. Je retrouvais les mêmes émotions, comme deux pleureuses de cimetière  nous sanglotions en cadence devant l’âtre où se réchauffait la soupe de la veille. 
Un mois passa. Avec une quinzaine de camarades, filles et garçons, nous fûmes invités à fêter l’anniversaire de Gaston. Nous nous réjouissions à l’avance, car ventres gourmands obliges, nous savions que les friandises, gâteaux et nectars fruités seraient en totale abondance.
Dans une branche de chêne, j’avais sculpté un bâton comme cadeau pour mon camarade. Cela représentait un serpent qui se lovait autour de la branche. Simple mais joli.
Une fois les bedons rebondis, nous voilà partis dans le parc pour inventer quelques mystérieux jeux.
Après une vive discussion, une chasse au trésor fut organisée. Cela consistait à ce qu’une boîte de conserve, qui symbolisait le trésor, soit cachée par le fils du propriétaire des lieux.
Deux équipes, la première qui trouverait le trésor, la boîte de petits pois, aurait droit à une part supplémentaire du volumineux gâteau d’anniversaire.
Comme une envolée de moineaux nous nous sommes éparpillés. Chacun avait sa petite idée, les arbres, les buissons, les creux des murettes, sous les pierres du bassin à tanches.
Je tournais autour de la grande villa en me disant que, sûrement, je trouverais ce trésor avant les autres. Comme il y avait beaucoup d’anfractuosités, avec minutie, je jouais à l’inspecteur Sherlock Holmes.
Au bout de quelques minutes, derrière un mur de lierres, je me suis  trouvé devant un étroit soupirail. Une vitre entr’ouverte. Un coup d’œil à l’intérieur. Un espace suffisant pour que le corps d’un enfant puisse se glisser me fit prendre la décision de me glisser dans ce sombre et mystérieux endroit.
Mon regard commençant à s’habituer au noir, je distinguais un tas de charbon, des bouteilles vides, des chiffons, de vieux vêtements, des cartons, des jouets cassés.
Le cœur battant, j’étais certain que Gaston, finaud, avait du cacher le trésor dans ce bric-à-brac.
Malgré le manque d’air, l’odeur de moisi, transpirant, je farfouillais en remuant au hasard chaque recoin.
Soudain, un choc, sous un tas de chiffons, côtoyant le tas de charbon, sans le cadre, j’aperçus ma toile. Comme la peinture était encore fraîche, certains détails de mon allégorie étaient effacés.
Anéanti, je pleurais. Tous mes élans d’affection s’évaporaient. Je découvrais la trahison des sentiments.
Rapidement, en m’aidant du tas de cartons, avec difficulté, ma toile sous le bras, je me hissais pour retrouver l’air empoisonné du parc et fuir ce lieu de douleur.
Je ne dis mot à ma mère. Je cachais la toile dans un sac plastique
Le lendemain, mes camarades intrigués de ma soudaine disparition me posèrent mille questions.
Ils n'obtinrent aucune réponse.
Je m’arrangeais pour décliner toutes les invitations futures. Quand monsieur De Lansac venait à la maison, je me cachais.
Je ne sais si cet homme se doutait de la situation, mais après plusieurs tentatives, il ne vint plus.
En douce, j’arrangeais minutieusement les scènes de la toile détériorée. Une fois bien sèche, je la remis dans le sac plastique.
 Aujourd’hui, j’ai cinquante ans, une jolie compagne, deux enfants. Le tableau est accroché en bonne place dans mon bureau.
Malgré les sourires en coin et les nombreux sous-entendus de ma famille, je garde le silence sur cet épisode cruel qui a marqué ma vie.
Ludovic

mercredi 26 novembre 2014

Mobile Galerie :"Toutous dans Totos".

 «  Ce qui est le plus plaisant avec un chien, c’est qu’on peut faire l’idiot avec lui et que non seulement il ne vous fera aucun reproche, mais il va faire l’idiot lui aussi. »
Samuel Butler

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dimanche 16 novembre 2014

" Le choix "


Elle lui parle

Sur ma longue nuque tes doigts fins
Dans mon cou ton souffle chaud
Je suis ta prisonnière
Ployé mon jeune corps dans ta chair
Perdus mes yeux bleus dans tes yeux verts
Être soumise, je l’ai choisi
Conquise c’est ça ma force
Et c’est ça ta faiblesse

L’amour à ses délices
L’amour à ses malices
L’amour à ses calices
L’amour à ses caprices

Sur mes reins offerts tes mains douces
Tes baisers sur ma bouche
Je suis ta prisonnière
Perdue mon âme à tes murmures
Noyées mes larmes sous tes basses injures
Être soumise je l’ai choisi
Conquise, c’est ça ma force
Et c’est ça ta faiblesse

L’amour à ses contours
L’amour à ses détours
L’amour à ses parcours
L’amour à ses beaux jours

 Ta large poitrine contre la mienne
Ton ventre contre mon ventre
Je suis ta prisonnière
Damnée, cambrée sous tes assauts
Meurtrie, joyeuse sous tes caresses
Être soumise je l’ai choisi
Conquise, c’est ça ma force
Et c’est ça ta faiblesse

L’amour à ses secrets
L’amour à ses filets
L’amour à ses regrets
L’amour à ses bouquets

Ma liberté face à ta peur
Mon choix contre ta douleur
Tu es mon prisonnier
Perdu par toi-même, enchaîné
Mon parfum, tu ne peux t’en passer
Te soumettre, je l’ai choisi
Paraître, c’est ça ma force
Et c’est ça ta faiblesse

L’amour à ses mystères
L’amour à ses enfers
L’amour à ses calvaires
L’amour à ses lumières


M T

mercredi 5 novembre 2014

Douteuse Blague : " Le meilleur des hamburgers "

Nous avons tous constaté la différence qu’il y a entre la photo publicitaire d’un produit et, une fois acheté,  sa réalité.
Deux exemples : les biscuits «Prince », les hamburgers fastfoodiens.

Le premier, quand on regarde la photo, la couche de chocolat déborde largement des deux biscuits, ok ?... mais…

…  quand on  a le biscuit entre les mains, on constate que la couche de chocolat est d’au moins deux millimètres en retrait.
Quant au deuxième l’affiche promet une belle quantité de viande qui déborde allègrement des tranches de pain, de la salade à foison, un fromage qui se penche tel un moelleux tapis à une fenêtre, des oignons à faire pleurer un régiment de bonnes sœurs, ok ?… mais…
... quand on a la merveille devant les yeux, la bouche entrouverte, la salive dégoulinante,  c’est un autre spectacle.
J’y viens, j’y viens à ma blague. Un peu différente des autres, car, pour celle-ci, j’en suis  l’heureux bénéficiaire.
Après avoir relevé le numéro de téléphone du magasin le plus proche,  j’appelle. Une aigrelette voix à l’autre bout.
-« Oui ? C’est pour une commande ? »
À voix basse.
-« Heu… non, c’est pour vous prévenir de… »
-« Quoi ? »
-« Oui, je fais partie d’une association de défense des consommateurs, et, demain vous allez avoir une visite incognito… »
-« Je ne vous entends pas très bien monsieur, c’est quoi ? »
-« Il paraît…  »
Je murmure...
-« Demain… attention … »
Je laisse un temps de silence. Je raccroche.
Entre temps, avec mon magnifique Smartphone, je photographie l’affiche géante qui trône sur le parking du magasin.
Vous me voyez venir ? Oui ? Non ? Je continue.
Le lendemain, juste avant la cohue de midi, j’entre dans le fast-food tel un justicier du dernier western de Sergio Leone en ayant l’air de ne pas avoir l’air, mais en ayant l’air de ne pas avoir un air. Pas facile, facile, je sais.
En avançant par l’allée centrale, mon sublime Smartphone à la main, je me propulse lentement vers celle qui me semble être mon interlocutrice d’hier, une délicieuse rouquine rondelette avec une quantité incroyable de tâches de rousseurs, la voie lactée, façon Disneyland.
-« Bonjour monsieur. »
Bingo, c’est bien elle, je reconnais sa voix.
Je montre sur la pub éclairée au-dessus des vendeurs le menu qui est sur mon terrible Smartphone.
Sur le comptoir, je le laisse traîner quelques secondes, sans en avoir l’air, tout en ayant pas l’air du tout, mais de façon à ce que la mignonnette, sans en avoir l’air, puisse voir que j’ai une photo de ce menu. Ouf !!!
Sur un ton professoral, visage fermé.
-« Le même avec un Coca sans glaçon, s’il vous plaît  »
Frémissement, rougeoiement de la miss. Elle se doute de quelque chose et, subrepticement, se coule vers une jeune femme à lunettes, style cheftaine, et lui glisse quelques mots à l’oreille.
 La binoclarde se retourne et murmure à l’oreille d’un grand brun avec une chemise blanche Super-Croix, nœud papillon. Le dandy fronce des sourcils aussi broussailleux que le maquis corse.
Bien entendu, j’ai rapidement mis mon sensationnel Smartphone dans ma poche.
Cela s’agite en cuisine.
La donzelle encore plus rose que tout à l’heure.
-« C’est prêt dans deux minutes monsieur.»
Je fais l’agacé.
-« Merci.»
Une autre minette, les yeux en boules de billard, m’apporte le menu, me dévisage comme si elle voyait pour la première fois Jésus ressuscité. Comme une zombie, elle pose le tout sur un plateau.
Je règle en espèces pour ne pas laisser de trace. Je vois assez de films policiers pour ne pas être un minus en la matière.
Puis, d’un pas nonchalant, tout comme  Clint Eastwood qui vient de tuer cinq brigands avec seulement  deux coups de colt, je vais m’asseoir dans le fond de la salle pour observer discrètement mes cocos que je sens m’épier sans en avoir l’air, tout en ne pas en avoir l’air mais qui ont l’air quand même. J’aime bien cette formule !

Mesdames et messieurs, sur le plateau, un hamburger qui est l’exacte réplique de la pub, même, il me semble, avec plus d’épaisseur, des frites qui débordent du sac en papier, et trois barquettes de sauces. Le Coca, lui, pas de changement, si, le gobelet semble plus rempli.
De ma longue vie, je n’ai eu un pareil festin dans un pareil endroit. Un régal !
Je jette un œil sur mes plus proches voisins, hé hé, eux, ont le service habituel.
Après m’être léché les babines, tout en hochant la tête d’une manière satisfaisante, je fais semblant d’écrire un avis sur mon carnet. Au loin je constate le soulagement de l’équipe.
Direction ma voiture, bien entendu garée très loin, pas folle la guêpe, because le numéro d’immatriculation, et zou, à la maison.

Prudence pour l’avenir, attention de ne pas revenir comme un consommateur lambda, je risque, alors, d’être transformé en viande hachée par l’équipe.

MT

PS: Clic sur les photos pour agrandir.





 






mardi 21 octobre 2014

Mobile Galerie: " Wood Humain "

« Sans imagination il ne pourrait  y avoir  création  » Albert Jacquard
Dans le jardin des plantes à Toulouse






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vendredi 3 octobre 2014

Haïku-Mitch " Tombe l'abeille"


Tes yeux glu
Sur ma peau nue
Ventouse ton cœur
Sur mes pleurs
Membres pieuvres
Tombe l’abeille
Goûte le miel

mardi 23 septembre 2014

Réflexions-Mitch'

Ce n'est pas de vieillir qui est ennuyeux... non... ce qui est gênant... c'est d'être âgé !
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lundi 15 septembre 2014

Lucarne : " Défloraison buccale "

Un avertissement aux âmes puritaines : certaines évocations peuvent choquer.
  ***
J’avais seize ans, oui je sais, les d’jeunes actuels vont se tenir les côtes de rire, eux qui ont des expériences  dès la maternelle.  
OK... j’exagère !
Apprenti joaillier bijoutier à Paris, dans un atelier de la rue du Louvre, je devais, matin et soir, prendre le métro pour rejoindre la rue Orfila dans le vingtième arrondissement  où nous habitions.
Chaque jour, aux heures de pointes, les rames, bondées à l’extrême, faisaient par le rapprochement des corps, office d’agences de rencontres.
Collés les uns (ou les unes) aux autres, tout comme dans une boîte de sardines, certains emboîtements étaient, je l’avoue, plus ou moins agréables !
A seize ans, physiquement, j’étais, modestement, plaisant à regarder. Maintenant faut bien chercher les restes. (J’attends les « mais non, mais non... »rien, tant pis !)
Un soir d’hiver,  retour de l’atelier, station Parmentier, ça monte, ça pousse, ça  se tasse dans la moiteur et les relents divers.
Une jeune personne, plutôt râblée, vingt ans environ, agréable, aux formes  arrondies, se colle à moi délibérément. Gloupssse ! Pas besoin de vous faire un dessin, un mécanisme incontrôlable se manifeste au niveau des parties intimes de mon individu. Gêné, je rougis, essaie de mettre un chouia de distance (Oui… un peu faux-jeton)… mais la bougresse, me dévisageant d’un air moqueur, sentant bien l’épanouissement de mon désir, au lieu de se reculer, tant soit peu qu’elle le puisse, se colle de plus belle à mon pauvre corps en feu.
À part le fait que nous ne soyons pas dos à dos , mais bien emboîtés face à face, j’avais l’impression d’être, comme le décrit Platon, un de ces êtres premiers  « Androgynes » ne faisant qu’une seule boule des  deux corps. Mais Zeus n’était point là pour nous séparer. (C’est la minute mythes et légendes).
Entre elle et moi : silence.
Station Père La Chaise. Les portes s’ouvrent.
Ma «Madeleine » (Je ne me souviens plus si elle m’avait donné son prénom) me prend par la main et me propose de marcher un peu. Nous voici remontant dans la nuit l’avenue Gambetta, longeant le mur du cimetière Père La Chaise. Je me trouvais dans une situation inattendue, nouvelle, exaltante. Seulement qu’allais-je faire ?  Timide, je ne le savais pas.  Elle… si.
Arrivés au coin de la rue des Rondeaux, nous bifurquons. Au premier porche, ma « Madeleine » me plaque dans l’encoignure. Fébriles, mes mains inexpérimentées, tentent d’explorer les formes généreuses de ma mystérieuse partenaire. Ses lèvres pulpeuses se posent sur les miennes. Courageux, j’essaie de me souvenir des baisers hollywoodiens de certains acteurs comme Cary Grant et  Ingrid Bergman dans « les Enchaînés » d’Hitchcock et de ce fameux baiser qui n’en finit pas. (C’est la minute cinématographique.)
Bouche close, incompétent, je n’entreprends aucune gymnastique linguale.
C’est alors que pour la première fois, je sens une chose gluante se faufiler entre mes dents suivi de rapides mouvements de va-et-vient, de moulinets baveux envahissant ma virginale bouche. L’image d’une limace me vient à l’esprit, ce qui n’arrangeât pas ma libido (C’est un mot appris bien plus tard). J’étais au bord de l’asphyxie, la bouche emplie d’un liquide qui m’écœurait véritablement.
Un rire : -« Mais… dis-moi ? Tu n’as jamais embrassé de filles ? »
Embarrassé, penaud, je dus avouer la triste vérité.
-«Alors ça ?»
Elle n’en revenait pas ma  Proustienne, elle venait de me déflorer buccalement.
Elle me fit une bise maternelle sur le front. Rapidement, elle disparut dans la brume.
Au souper, devant mes parents interrogatifs, impossible d'ingurgiter quoi que ce soit de toute la soirée. Bouleversé de l’aventure, toute la nuit, je tanguais entre nausée, plaisir et désir de renouveler l’expérience.
Je vous rassure, depuis, j’ai pris quelques cours de rattrapage.

Fin

  Marité Merci !


samedi 6 septembre 2014

Aquarelles : suite .

Encore un essai !

« La création ne serait-elle pas toujours engendrée par le nécessaire recommencement, ce « savoir mourir » et ce « re-naître » ?
Michaël Lévinas 

jeudi 28 août 2014

Haïku-Mitch : " Feuilles sans sève "



Le store demoiselle
Sa jupe relève
Tombent merveille
 Feuilles sans sève
Pluie éphémère
Brillent  yeux clairs