dimanche 13 juillet 2014

Poème : " Il est des jours "

  
Il est des jours où les  matins sont humides
Où le doux chant des oiseaux commencent timides
Puis s’amplifient lentement dans la rosée
Pour naître en un  hymne vibrant à la beauté
Une odeur parfumée de bois que l’on brûle
Ensommeillée la vision, rapide bascule
Il est des jours, des jours


Il est des matins où l’odeur de la mer
Monte en volutes bleues jusqu’aux cœurs des grandes villes
Le cri des mouettes surpasse les piafs volubiles
La senteur de l’iode efface celui de la terre
Aux oreilles les sirènes, les marées, la houle
Allongé, un film intérieur se déroule
Il est des matins, des matins

Il est des soirs où l’air chaud est si brûlant
Qu’il suffirait d’avancer trois pas traînants
Pour, là, trouver l’immensité du désert
De lents nomades passent devant nos yeux ouverts
En rond, des tentes dans le rouge soleil couchant
Effacent comme un rideau, tracas du moment
Il est des soirs, des soirs

Il est des nuits où le pauvre corps est si lourd
Où l’âme évaporée, douce, est si légère
Que l’ont voudrait les séparer pour toujours
Partir loin, avec les étoiles dans l’éther
Des rêves vifs, jasmins nous propulsent en arrière
Photos, têtes blondes sur les genoux d’une mère
Il est des nuits, des nuits

MT

4 commentaires:

  1. Tonton Mitch, Merci de ta visite et de ton gentil commentaire! Merci également pour ces jolis mots!
    Je te souhaite de bonnes vacances; de la détente, du soleil, de bons petits plats et beaucoup de rires et de la joie...

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    1. Et... en écho parfumé, reçois les même souhaits.
      Bises et bon été .
      Mitch'

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  2. Exister dans un corps-prison, dans une vie-prison est parfois lourd, si lourd.
    Pourquoi vois-je avec ces yeux, dans ce lieu, à cette époque? Pourquoi suis-je moi?
    Alors bien sûr la rosée des matins, les cris des mouettes, les têtes blondes sur les genoux d'une mère sont là pour nous rassurer.
    Jusqu'à notre mort nous serons des enfants.
    Myrtille

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    1. Ma chère Myrtille , oui, il y a des "pourquoi" sans véritable solution qui provoquent de pures larmes d'enfant .
      Même le grand Paul Gauguin en peignant une toile testamentaire, écrivait en haut du tableau : -« D'où venons-nous? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »
      Question éternelle.
      Je t'embrasse affectueusement.. et bonne nuit.
      Mitch'

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