dimanche 10 février 2013

Poèmes: Monstres


Le monstre de fer siffle, pulvérise la nuit
Derrière la vitre une face grise aplatie
Un nain
Un train

Étincelles bleues, rails surchauffés, il fuit
Une ville, une vie glacée, monstre maudit
Douleurs
Malheurs

Acteur prison d’un chapiteau honni
Nabot, parade, amuseur de petits
Amours
Détours

Ricanements, pulpeuse dompteuse
Excitations, une lionne tueuse
Poursuite
Panique

Le monstre de fer siffle, pulvérise la nuit
Derrière la vitre une face grise aplatie
Un nain
Un train

Le monstre de fer siffle, emporte dans son sein
Un doux monstre, colère, charmant assassin

MT


5 commentaires:

  1. le train nous entraîne dans une chaîne sans haine ...

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  2. Le train n'aura pas sifflé trois fois pour le nain meurtri !!!
    GROS BECS mon Tonton Mitch'

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  3. Un train d'enfer, dans fer, Denfert... je vais avoir la trouille jeudi matin dans l'TGV c'est malin. Heureusement en arrivant gare Montparnasse, des gens vont se retrouver, s'embrasser, c'est incroyable comme les gens s'embrassent dans les gares parisiennes, comme s'ils étaient plus amoureux qu'à Chatellerault !
    Moi personne ne m'attend gare Montparnasse, mais chaque fois ça me réjouit de voir les gens se bécoter, j'ai l'impression de croiser Doisneau. Et quand je rentre à Chatel, je saute dans les bras de mon crapaud, histoire de redorer un peu le blason de cette petite gare.
    C'est peut-être parce que les gens ne s'enlacent pas assez dans les gares qu'on finit par ne plus y arrêter les trains...
    BIZZZZ Tonton !

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  4. Je ne prends jamais le train et ne vois que rarement de nains mais suis sensible à ton texte si justement illustré!

    Belle soirée à toi

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