lundi 7 mars 2011

Lucarne : Les Timides ...Suite



Mais que fais-je en ce moment ?  Je cliquouille, je bidouille, je merdouile, est- ce à cause de la Poitevine à la loupe ? Déjà j’ai viré tous les commentaires, puis voici que en voulant améliorer « Les Timides  suite  » Plouf dans les oubliettes…. donc tant pire re voici
 :
A corps et à cris, enfin plutôt à cris, la foule, enfin quelques abonnées, peut êtres deux ou trois véritablement, m’ont demandé la suite de la lucarne" Les Timides" (Voir) :
 Et bien la voici :

A peine dépassé un énorme bosquet, Valentin croqua à nouveau  dans son sandwich. Quelle  ne fut sa surprise de découvrir un informe morceau de pain presque rassis.
En l’ouvrant il découvrit une espèce de tranche de jambon, sûrement poly phosphaté, dénoncé par Jean Pierre Coffe, avec une mince pellicule de  beurre qu’il jugea par son aspect, être plutôt une sorte de  margarine.
-« La pauvre, pensât-il »
Au contraire, Delphine, encore troublée par l’incident, ne s’aperçût pas de suite du changement. Ce fut l’étonnement, quand, en mâchant, déjà sans difficulté, un petit cornichon craquât sous ses mignonnes dents blanches. Puis un  délicieux morceau de poulet suivi d’une tendre feuille de salade.
Là, elle comprit qu’elle détenait  un trésor gustatif, en l’occurrence, le casse-croûte du bel inconnu.
En effet, l’inconnu, Valentin, avait ce privilège intestinal d’avoir une maman poule qui chaque matin, avec amour, et chaque jour  différemment, lui préparait son repas de midi.
A un jour près Delphine serait tombé sur un assortiment de rosettes de Lyon entre de fines  lamelles de Comté sur un lit de beurre bio. Sans oublié un mini-thermos de café Arabica de chez Fauchon.
Pour la belle Delphine, loin de sa Bretagne natale et de sa modeste famille, pour sa restauration, elle s’approvisionnait au distributeur de la supérette  la plus proche de son travail.
Vivant chez une vieille tante grabataire, elle passait plus de temps, hors travail, à s’occuper d’elle.
Elle hésita un instant avant de continuer, mais un curieux désir  l’envahit, celui de mordre à nouveau là où la bouche de l’inconnu avait posé ses lèvres. Fermant les yeux, avec délice elle s’imaginât par cet intermédiaire festif, entrer en contact buccal avec l’inconnu.
 Étonnant, Valentin, après le réflexe de jeter l’infâme croûton, eut également un même désir. Et donc, de bouchées en bouchées, malgré la fadeur du produit  il rêva à une possession linguale. Un temps de rêve ! Mais le lendemain, comment  faire pour vaincre à nouveau cette lourde timidité ?
Une idée vint durant son sommeil agité. Installé devant un habituel copieux petit déjeuné, il demanda  à sa  maman de lui préparer deux sandwichs. Surprise de la mère :
-« Pour un ami dans le besoin mentit-il en rougissant »
Delphine, elle, après coup, fut contrariée et honteuse de penser que ce jeune homme découvrirait, preuve en main,  le reflet de sa modeste condition. Aussi elle se prépara un énorme pique-nique dans un panier ancien trouvé dans un réduit.   Pain de mie, saucisson, fromage, fruits, une bouteille de jus d’orange et même  jolies nappe et serviette en tissus d’un blanc immaculé.
-« Comme ça, pensât-elle naïvement, je serai à sa hauteur »
Midi trente. Valentin déambule tel un Sioux, à la recherche de la jeune fille.
Surprise, il la trouve assise sur une chaise, serviette sur les genoux, à son côté sur un banc de pierre : la nappe. Dessus, victuailles bien en vue.  Un fin rayon de soleil mettant de l’éclat dans les longs cheveux blonds. Un tableau à la Renoir.
Valentin, les deux casse-croûtes en main se trouvait assez ridicule. Figé telle la statue vénusienne à la croupe fessue qui la cachait du regard de Delphine, il ne savait quelle attitude prendre. A nouveau la glu empêchait toute audace.
C’est alors que, durant la récré, des  gamins de l’école voisine qui, par jeu, se poursuivaient, surpris par l’obstacle que faisait l’épieur, lui rentrèrent dedans.
Violemment, Valentin valdingua, un vol plané le projeta entre les genoux de Delphine, le nez juste à la hauteur d’une délicate cuisse (héhé) ...de poulet froid.  Tout  s’éparpilla, panier, nappe, victuailles ainsi que les deux sandwichs de la mère poule.
Delphine tomba à la renverse, montrant ses roses dessous (un peu d’érotisme quand même).
Et c’est ainsi que la glu et le plomb, au beau milieu d’un parterre de fleurs, firent un alchimique amalgame  sous les rires des sales gosses.
Valentin releva une Delphine aux oreilles écarlates. Sourires coincés, mais sourires quand même, puis bredouillantes présentations.
Mais… braves gens, chaque midi à présent, nous pouvons assister au copieux repas (toujours grâce à la maman poule) de deux pigeons roucoulants.
Par contre, je vous laisse deviner ce que fut l’approche et la concrétisation  du premier baiser !!!  

Happy End
 M.T

4 commentaires:

  1. Chausse tes lunettes Tonton Mitch', ou consulte un empêcheur de bidouiller... Attention, attention, tu dépasses les bornes des limites :-)))
    GROS BECS.

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  2. Eh Eh !! Moi j'ai rien fait !!
    Et je bidouille aussi ce soir désespérément pour répertorier mes criminels révolutionnaires, sans aucun résultat. Suis dégoutée...
    J'ai vu que la p'tite icone était revenue dans la colonne de mes blogs favoris. Quand même blogger pourrait faire un peu attention à nos p'tites affaires !
    J'aime bien la fin de ton histoire,ces p'tites cuisses...de poulet mettent en appétit ! Moi aussi je fais bien attention à préparer pour deux les "gamelles" des mes exilés ;-)
    bises Tonton !

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  3. Je suis bien heureuse que cela se termine bien avec la bénédiction de la môman qui dorlote les deux
    (cela me rappelle aussi quelque chose)... et la partie "cuisse" m'a bien amusée ....
    Bonne fin de journée,

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  4. Suite à LA CENSURE ou les méfaits d’un Hacker : Rétablissement de MES PHOTOS et de mes réponses aux commentaires :
    @ Marité, Lulu, Annick49 : Re Bises à vous trois... voilà.

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