samedi 19 juin 2010

Gladiateur

Dimanche 20 Juin , fête des pères.


Suite à une réelle histoire, pour comprendre le texte qui suit. Un ami dont la jeune femme était décédée se trouvait en conflit avec une étrange belle-famille. Il luttait pour récupérer la garde de son gamin. La difficulté était immense car la belle-mère, une impitoyable personne, avec ses fils, avait soustrait,  kidnappé même , l’enfant par force . Elle haïssait son beau-fils l’accusant de la mort de sa fille .L'enfant se trouvait pris en otage. Quand tout fut enfin terminé et que cet homme pu récupérer son fils, il me demandât un texte.
 Le voici :
J’ai levé le pouce pour que la vie si fragile reste en moi
J’ai levé bien haut la tête pour défendre sa chère liberté
Contre les iniques règles et les injustices enfin j’ai gagné
J’ai baissé le pouce, je me suis armé pour tous les combattre
Outragé, je suis descendu dans l’arène des fausses tendresses
Poignard au côté, force à la main comme un glaive, une épée
Défaire, extraire des mauvais courants mon enfant prisonnier


Dans le sable doux joyeux ensemble nous jouons
Dans l’éther enfin ensemble nous respirons
Sous le soleil contre ma poitrine il s’endort
J’ai levé un pouce vengeur pour qu’en mon corps reste la santé
J’ai levé la tête, contre les abusifs amours j’ai lutté
Avec le temps, dans la souffrance, les blessures, je l’ai sauvé
J’ai baissé le pouce, je me suis armé pour tous les combattre
Je suis descendu dans le cirque des fausses caresses
Espoir dans les bras comme un marin qui lutte contres les marées
Sortir des griffes de curieux parents cet enfant étouffé


Ecoute le chant des vagues, l’air des alizés
Le seul vacarme sera le vent dans les prés
Ne tremble plus, les cris sourds se sont éloignés
J’ai levé très haut le pouce, pouvoir par ma colère hurler
Sortir cet enfant devenu esclave d’un enfer ouaté
Mon enfant, ce bébé dont la mère trop tôt nous a quitté
J’ai baissé le pouce, ma douleur mes pleurs je les ai caché
Comme un gladiateur puissant je me suis bardé, cuirassé
Pour briser les maillons de la haine d’une famille aveuglée
Contre les absurdes sottises, comme un géant je me suis dressé


Fini pour lui les doutes, les terribles cauchemars
Ces rendez vous obscurs, ces visites bizarres
Ces pluvieux dimanches troublants qui désemparent
J’ai levé le pouce au nom de ces pères spoliés isolés
J’ai levé la tête pour ne pas être terrassé, humilié
Avec comme seule nourriture le visage d’un enfant aimé
J’ai baissé le pouce, guerroyant contre de subtils avocats
Bataillant de tous côtés, contre les pièges de multiples lois
Et puis la cuirasse lézardée, je l’ai ce jour déposé
La guerre stupide est finie, je peux vivre, rire danser, chanter


Dans la nuit d’été contre mon épaule il rêve
L’arène est déserte, il y pousse une fleur
Celle de ma lutte acharnée, celle de mon cœur


M.T

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