mardi 6 avril 2010

Poèmes : Spleen


N’y aurait-il pas avant que je meure, là, sur terre, deux lèvres parmi des millions de lèvres

Deux lèvres qui s’appliqueraient sur les miennes
Deux lèvres dont l’humidité calmerait la sécheresse de mon désir
 Oui, juste deux lèvres pourpres ou roses qui coloreraient le gris de cœur
N’y aurait-il pas avant que je meure, là, sur terre parmi des millions de mains
Deux soyeuses mains qui caresseraient les miennes
Deux mains dont la blancheur adouciraient la sécheresse de ma peau
Oui, juste deux mains, calmes et fines
Qui éveilleraient un peu la torpeur démon corps
N’y aurait-il pas avant que je meure, là, sur terre deux yeux parmi des millions de regards
Deux larges yeux qui pleureraient sur les miens
Deux yeux dont l’éclat étincellerait la cécité de mes prunelles
Oui, juste deux yeux bleus ou verts
Qui teinteraient un peu de leur lumière le cerne de mes espoirs
N’y aurait-il pas avant que je meure, là, sur terre une femme parmi des millions de femmes
Une femme simple qui plaquerait son âme à la mienne
Une femme dont la douceur effacerait d’un peu de sa jeunesse ma tristesse
Oui, juste une femme rousse, brune, qui une dernière fois, ferait semblant de m’aimer


M.T.

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