mercredi 3 mars 2010

Douteuses Blagues: " La Coiffeuse"

Et  je  continue dans la lignée de mes blagues douteuses .
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Aujourd'hui:  "La coiffeuse"

Avec encore dans les narines l’indéfinissable odeur de ma dernière emmerdure, je me dirige vers l’agréable salon de mon appétissante coiffeuse. Juste un petit rafraîchissement. Tiens ! Le salon est fermé pour trois semaines, sûrement les vacances. Curieux ! Elle ne m’avait pas prévenu.
Mes méninges fonctionnent comme un turbo, voilà l’occasion de me lancer à la recherche d’une nouvelle proie.
Après avoir fait le tour de plusieurs salons de coiffure, je finis par en dégoter un tenu par un superbe vieux monsieur aux cheveux de neige et une moustache digne de Salvador Dali. Une très jeune fille, joues roses et blouse blanche toute neuve est à son côté, admirant les doigts experts du « maître » en train de faire une mise en plis genre Louis XIV sur la tignasse revêche d’une charmante rentière du coin.
Je pousse la porte, un grelot retentit. On se croirait dans un alpage Suisse, la jeune apprentie, sourire béat me demande si je désire me faire couper les cheveux.
Comme l’aurait dit dans un de ses sketchs le « fin » humoriste Jean-Marie Bigard, je lui réponds :
-« Non c’est pour manger un sandwich et boire un demi .» Rire de la mignonne. Je m’installe et lui demande qu’elle rafraîchisse juste un peu mon crâne.
La jeunette avec délicatesse me drape d’une affreuse blouse en pilou avec, encore dessus, incrustés, quelques cheveux d’un de mes prédécesseurs à ce fauteuil.
Pour le moment, j’avoue ne pas savoir à quelle sauce je vais dévorer la gamine ou son patron et comment aboutir au pervers exploit !
Il fait chaud, quelques mouches volent en prenant bien soin d’éviter l’imposant ventilateur doré qui tourne en faisant un brui infernal.
Le patron ayant fini avec sa permanente, mollement s’est effondré dans un coin, puis, comme un chérubin s’est assoupit en ronflant doucettement.
A peine le cliquetis des ciseaux commencé, une envie pressante, peut être la bière fraîche avalée juste avant ?
-« Vous avez des toilettes, s’il vous plait ? »
-« C’est là, juste sous l’escalier… attention c’est pas grand. »
Sous mon boubou bleu en pilou, je me dirige vers le lieu de délivrance de ma poche urinaire et… lumière! Prestement en passant, je subtilise vivement une tondeuse posée sur une étagère.
Dans le réduit encombré de serviettes sales, de tubes shampoings fluorescents, de mille flacons de toutes sortes je me faufile, puis tout en me soulageant du trop plein de ma chère vessie. Rapidement avec la tondeuse je me taille une clairière sur le côté, seul endroit disponible ayant déjà une tonsure sur le sommet de mon auguste crâne.
En ressortant je remets la tondeuse en place, me réinstalle devant l’immense miroir, qui, lui aussi, doit dater de Louis XIV. Le patron ronronne toujours. Les mouches évitent toujours l’énorme ventilateur.
 Hurlement de la jeunette.
-« Mais….qui vous a fait ça… ? »
Je fais l’ahuri.
-« Quoi ça … ?» 
-« Là, ce trou… » et, tout tremblante, elle me met un étrange miroir ovale derrière la nuque.
-« Bah… sûrement vous. »
- « C’est pas possible… c’est pas possible… »
Je grogne un peu.
-« Quand même, vous pourriez faire attention, je sais bien que vous êtes une débutante, mais… quand même ! Qu’est ce que je vais faire maintenant? »
La gamine se tord les mains. Le patron ronfle carrément.
-« Ecoutez, je ne dirai rien à votre patron, vous n’avez plus qu’a me raser complètement maintenant, o k ? »
-« Vous croyez ? »
-« Oui, allez, ne vous gênez pas. »
Ce qui fut dit fut fait, je me retrouvais avec la coupe Barthez.
-« Louez vous des perruques mademoiselle ? »
-« Ben non…"
-« Tant pis »
 Tout en laissant un pourboire à la jeunette, je suis malgré tout gentil, mais ronchonnant, je partis sans  payer .
Le patron était toujours dans les bras de Morphée, la pauvre apprentie se rongeait les ongles. Quelques mouches aventureuses eurent le corps sectionnés par les pales du ventilateur. Cette blague me coûta d’être à la mode Chéri Bibi durant trois semaines.
         Que voulez vous, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs.


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