lundi 16 novembre 2009

Au dernier souffle

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L’horloge pleurait, un chat miaulait
Dans le grand lit, les bras posés
Au dernier souffle grand’mère rêvait
Mon bel amour, mon cher poète
Bien vieille je suis, tu es parti
La mort t’a pris, tu me disais


Tu es calice, je suis le vin
Tu es la fleur, je suis l’abeille
Tu es le corps, je suis le sang
Tu es flacon, je suis parfum


Ce qui compte c’est ton pouvoir, c’est la ferveur
Ce qui compte c’est ton regard, c’est ta chaleur
Ce qui compte c’est ton amour, dans la moiteur


Tu es la plaine, je suis le blé
Tu es le vent, je suis l’oiseau
Tu es ruisseau, je suis fraîcheur
Tu es herbe folle, je suis insecte


Ce qui compte c’est la victoire, sans la pudeur
Ce qui compte c’est la tendresse, avec douceur
Ce qui compte c’est ton amour, plus la candeur


Tu es la neige, je suis le froid
Tu es pureté, je suis blancheur
Tu es musique, je suis chanson
Tu es la vie, je suis bonheur


Yeux dans les yeux, corps contre corps
Main dans la main, cœur contre cœur
J’avais vingt ans, regard brillant
Tu me parlais, je souriais
Nous étions jeunes, nous étions fous
Au dernier souffle, grand’mère rêvait


M.T

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