samedi 3 octobre 2009

Les murs




Il y a eu toujours des murs
Et la nature fut violée
Il y a eu toujours des murs
Où l’homme, las, vint s’appuyer
Vite, on a construit des murs
Pour que des hommes adossés
Soient par d’autres hommes fusillés
Il y a eu toujours des murs
Par le sang, éclaboussés


On a élevé d’immenses murs
Hauts, perdus dans le ciel pur
Des rêves se sont écorchés
Sont fleuris des pans de murs
Hurlant, l’homme s’est écroulé
Et cueilli une fleur du mur
Pour lui permettre de pleurer
Il y a eu toujours des murs
Pour fracasser des idées


Ils sont tant escaladés
Ces murs ceints de barbelés
Des prisons se sont vidées
Les prisons une fois vidées
On a démoli ces murs
Pour que s’installe l’amitié
Il y a eu toujours des murs
Empêchant de respirer


Et tous les murs abattus
Les guerres enfin combattues
Les haines grossières disparues
Plus jamais d’hommes adossés
Plus d’affiches rouges placardées
Et tous les murs enlevés
L’air pur de l’amour, blessé
Ne sera plus oppressé


Jamais, jamais plus de murs
Plus de murs qui défigurent
Jamais, jamais plus de murs


M.T

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