vendredi 16 octobre 2009

Il suffit de quelques étages

Il suffit de quelques étages
Pour que la solitude d’un homme qui revient de la ville
Eveillent en lui un monde que chaque jour il connaît
Au premier, derrière une porte, des murmures, d’odorants fumets
Laissant deviner, une table, des couverts, une famille
Il suffit de quelques étages
Pour qu’il s’arrête, suspendant sa respiration
Qu’il entende d’un enfant le gai babillement
En écho, le rire d’une mère au tendre sentiment
A cet amour, il se confond, quand il est au second


Il suffit de quelques étages
Il y a le troisième, il perçoit un chant
Celui d’une adolescente qui pourrait être sa fille
Elle est heureuse, son âme est neuve, son esprit scintille
Ami, père, amant, il est troublé, malgré l’âge frémit l’élan


Il suffit de quelques étages
Pour qu’arrive la porte de son logement, au dernier
Derrière lui, c’est comme un film à peine terminé
Il y a toutes les scènes, ce à quoi il s’est identifié
Il pousse la porte : un fauteuil, un chat, des livres, un tic tac, une télé


Il suffit de quelques étages…


M.T

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