dimanche 13 septembre 2009

Douteuses blagues :" Les amoureux "

Je ne sais pas pourquoi, est-ce la sortie successive de films, de livres sur des sorciers, des esprits malins qui font la une dans des revues, ces drôles qui sont de véritables vedettes ? Je me suis senti presque dans l’obligation de m’investir d’une manière puérile dans des blagues plus que douteuses.
Possédé par je ne sais quels obscurs philtres magiques, mon cerveau décida de jouer quelques tours pendables durant plusieurs semaines tout en priant intérieurement qu’une mode nouvelle me mette sur le droit chemin . Par exemple la millième diffusion de « Sissi impératrice » ou de « La petite maison dans la prairie. »
La première occasion me fut donnée en allant me promener de très bonne heure un dimanche dans un immense jardin public. C’était un week-end férié, toute la population depuis la veille était partie au bord de la mer se laver les orteils.
PS : d’autres suivront …
Les amoureux
« Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre »….merci monsieur Jean de La Fontaine. De la verdure, un soleil à peine levé, des oiseaux juste éveillés… personne, environs déserts, de multiples bancs vides sauf sur l’un d’entre eux. Un trognon petit couple en train de se lécher avidement la pomme ….et moi qui passe, j’avais mal dormi. La veille j’avais regardé à la télé la première sélection de l’émission « Star Académie .» Afin de me décrasser la tête des gesticulations de ces futures « vedettes », j’avais opté pour un peu d’air pur dans ces magnifiques lieux aux multiples essences de Toulouse.
Toute personne bien élevée passerait et s’installerait sur un des bancs vides, laissant pudiquement les tourtereaux seuls dans leur matinale gymnastique.
Et bien, le germe du maudit filtre agissant, je décidais d’être l’enquiquineur et posait mon arrière train juste à leur côté, à les toucher presque. La fille se serre contre son chevalier en soufflant. Le chevalier n’a pas très l’air content.
Je sors un livre de ma sacoche et commence à lire tout d’abord en murmurant, puis un chapitre plus loin, je continue à haute voix. A côté les baisers sont moins fougueux, les regards réprobateurs.
-« Vous n’avez pas l’heure ? »... demandais-je d’un air innocent
-« Non… »La réponse est plus que brève
Les tourtereaux de lèvent et vont timidement s’installer sur le banc d’en face. Quelques minutes passent. J’attrape mon portable et compose le numéro de l’horloge parlante en mettant à fond le haut parleur. Je tends le bras bien haut.
-« Tenez, écoutez… vous avez l’heure? »
-« Merci monsieur ». Réponse sèche
-« De rien, de rien, mais comme tout à l’heure vous ne saviez pas quelle heure il était, je pense que cela vous intéresse . »
Toujours soufflant, la fille entraîne son chéri à une dizaine de mètres plus loin sur un autre banc.
Tout en m’observant du coin de leurs cillantes paupières ils recommencent leur linguale gymnastique. Je laisse passer cinq minutes, me lève doucement et comme un cow-boy se dirigeant vers son rival en plein soleil de la pampa, je me dirige vers eux. Je les sens fébriles. Je pose mon postérieur toujours en me collant à la croupe ronde de la fille qui, bien entendu, recule contre son protecteur d’amoureux.
Je commence à blablater de longues excuses, développant des explications plus farfelues les unes que les autres, j’alterne pardon et inconscience, commence à philosopher sur les bienfaits de la solitude, des profonds ressourcements dans l’amour … Cette fois ci, c’est le garçon qui se lève, me tape gentiment sur l’épaule comme si j’étais sorti d’une maison de repos spécialisée. Rapidement ils s’éloignent. La fille se retourne pour voir si je ne les suis pas. Je les vois se diriger vers la sortie, sûrement à la recherche d’un oasis plus propice à leurs délicats ébats.
Je m’étale langoureusement les bras en croix, je respire … « Dans le vieux parc silencieux et glacé… deux formes ont tout à l’heure passé »… de qui ?... ah oui, merci Verlaine... le parc glacé ? Pas vraiment, juste tiédissant Je pense déjà à la prochaine emmerdure de blague.
M.laugh Pictures, Images and Photos

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