vendredi 5 juin 2009

L'ENFANT ET LE SOLEIL

Attentif l’enfant blond ne bougeait plus, son corps légèrement penché
Avait cette fragile pose figée, tendue, qu’ont les tendres biches apeurées
Il s’était fait du soleil une cible, une cible ardente qui rayonnait
Il vibrait, statue sensible par les doux éclats d’or qui le chauffaient
Assis sur la grosse terre ronde vers le soleil doucement il tournait
Dans l’espace, serein il rêvait, l’éther vif en lui le pénétrait
Son visage bravait le vent du matin, le jour naissant l’éclairait
Les lèvres souriaient aux anges, on le devinait heureux, attendris
On voyait dans cette position étrange l’enfant d’une nouvelle vie
Il bravait de ses yeux ouverts la puissante lumière venue du ciel
C’était sa façon de faire prière écoutant d’invincibles appels
Le jaillissement des sept couleurs dessinait un tableau mouvant
Somnolentes de fragiles fleurs buvaient avec lui les rayons colorants
Assis sur la grosse terre ronde il a fusionné dans le rouge soleil
Transporté dans un autre monde découvrant, joyeux, d’autres merveilles
Immense, peut être, la main d’un Dieu caché le cajole entre ses doigts
Pour l’enfant innocent ce n’était qu’un jeu, pour son âme, une pure joie


M.T

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